Solutions d'Emballage par Métier de Bouche - Emballage Fûté

Solutions d'emballage par métier de bouche

L'essentiel

  • Les boulangers, pâtissiers, charcutiers, traiteurs et restaurateurs rapides sélectionnent leurs emballages selon le règlement CE 1935/2004, sous surveillance de la DGCCRF.
  • Les matériaux certifiés contact alimentaire (carton kraft PE, polypropylène, PET, aluminium) assurent l'inertie chimique et la sécurité sanitaire.
  • La loi AGEC impose depuis 2025 la responsabilité élargie des producteurs (REP) sur les emballages professionnels, poussant vers le recyclable ou le compostable.
  • Le taux de recyclage des emballages atteint 69% en France en 2024.

Cadre réglementaire des emballages alimentaires professionnels

Règlement CE 1935/2004 : l'inertie chimique, une exigence centrale

Le règlement (CE) n° 1935/2004 exige que tout matériau au contact alimentaire ne cède aucun constituant susceptible d'altérer composition, goût, odeur ou sécurité des aliments. Fabricants et distributeurs (Huhtamaki, Sabert, Duni) fournissent une déclaration écrite attestant le respect des exigences européennes.

Les tests de migration mesurent le transfert de substances chimiques vers l'aliment. Les laboratoires accrédités ISO 17025 soumettent les matériaux à des conditions réalistes : températures de -40°C (congélation) à +175°C (cuisson four), durées de contact de quelques minutes à plusieurs mois, types d'aliments simulés (aqueux, acides, gras). La limite de migration globale s'établit à 60 mg par kilogramme d'aliment.

Les barquettes aluminium (Nespak, Benson) résistent à la cuisson jusqu'à 220°C mais réagissent avec les aliments acides (tomates, agrumes). Les films plastique polyéthylène (PE) conviennent aux produits frais réfrigérés mais ne tolèrent pas la chaleur du micro-ondes. Les contenants en polypropylène (PP) résistent aux températures jusqu'à 120°C, adaptés au réchauffage de plats préparés.

Contrôle DGCCRF et sanctions administratives

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) surveille le marché des emballages alimentaires en France. Les inspecteurs DGCCRF réalisent des prélèvements aléatoires chez fabricants, distributeurs (Embalnord, Retif, Raja) et utilisateurs finaux (boulangeries, traiteurs) pour vérifier la conformité des matériaux.

Les manquements constatés entraînent : avertissement, mise en demeure de retirer les produits non conformes, amendes de plusieurs milliers d'euros, voire fermeture temporaire en cas de risque sanitaire grave. Les boulangers, pâtissiers, charcutiers et restaurateurs conservent les preuves d'achat et fiches techniques pendant au moins trois ans, durée pendant laquelle la DGCCRF peut mener des contrôles (Code de la consommation, article R. 123-237).

Le pictogramme verre-fourchette reste obligatoire sur tous les matériaux contact alimentaire. La mention "apte au contact alimentaire" ou "pour denrées alimentaires" doit figurer sur l'emballage ou la documentation du grossiste.

Types de contenants alimentaires pour chaque métier de bouche

Emballages boulangerie : sacs kraft et sachets fenêtre

Les boulangers conditionnent le pain dans des sacs papier kraft respirants qui évitent la condensation ramollissant la croûte. Les baguettes trouvent place dans des sacs longs (80 cm) avec fenêtre cristal PET laissant apercevoir le produit. Les pains ronds s'emballent dans des sacs plats de 30 x 40 cm ou 40 x 60 cm.

Les viennoiseries (croissants, pains au chocolat, chaussons) nécessitent des sachets individuels résistants au beurre. Le papier kraft blanchi avec pelliculage intérieur polyéthylène (PE) empêche le passage des graisses vers l'extérieur. Les formats standards 14 x 18 cm et 18 x 22 cm s'adaptent à la plupart des viennoiseries. Les sachets fenêtre combinent une face kraft opaque et une face transparente valorisant visuellement le produit.

Le coût d'emballage représente en moyenne 2,3% du chiffre d'affaires d'une boulangerie-pâtisserie selon la Fédération des Entreprises de Boulangerie-Pâtisserie française (FEB).

Emballages pâtisserie : boîte pâtissière et inserts

Les pâtissiers protègent les décors fragiles avec des boîtes rigides en carton blanc festonné à couvercle emboîtable. Les dimensions correspondent aux formats de parts : 12 x 12 cm pour 2 parts, 18 x 12 cm pour 4 parts, 24 x 18 cm pour 6-8 parts, 32 x 24 cm pour 10-12 parts. Le carton rigide 350 g/m² assure la tenue mécanique. Le couvercle transparent anti-buée en PET laisse voir le gâteau sans créer de condensation.

Les macarons se rangent dans des boîtes spécialisées avec inserts alvéolés maintenant chaque pièce en place. Les tartes et quiches trouvent protection dans des boîtes rondes kraft brun avec couvercle dôme transparent.

Les pâtissiers développant une identité visuelle forte personnalisent leurs emballages : impression du logo en quadrichromie (coût additionnel : +0,05 € par boîte), rubans satin aux couleurs de la marque (+0,02 €), étiquettes autocollantes avec mentions réglementaires (+0,01 €). Ces éléments de packaging premium justifient un prix de vente majoré de 5 à 10% et renforcent la perception qualitative.

Emballages charcuterie-traiteur : barquettes operculées et bacs gastronormes

Les charcutiers-traiteurs conditionnent les produits périssables dans des barquettes operculées en polypropylène (PP) ou polyéthylène téréphtalate (PET) sous atmosphère modifiée (MAP). Le mélange gazeux (azote, dioxyde de carbone) remplace l'air ambiant et ralentit la prolifération bactérienne. Le fond rigide reçoit le produit, le film operculable transparent se thermosoude sur le bord de la barquette, créant une fermeture hermétique.

Les dimensions des barquettes respectent des standards modulaires : 125 ml pour portions individuelles (rillettes, pâtés), 250 ml pour service 2 personnes, 500 ml et 1000 ml pour familles. Les barquettes aluminium (Nespak, Confoil) concurrencent les plastiques sur le segment premium : elles résistent à la cuisson four traditionnel jusqu'à 220°C, se recyclent indéfiniment, et véhiculent une image de qualité.

Les traiteurs événementiels utilisent des bacs gastronormes standardisés (GN 1/1 de 530 x 325 mm, GN 1/2, GN 1/3) s'empilant dans les armoires réfrigérées. Les verrines individuelles en plastique rigide ou en verre (capacité 60 à 120 ml) segmentent les entrées froides (mousses, tartares, salades composées).

Emballages restauration rapide : burger boxes et bols salades

Les restaurateurs rapides (burgers, sandwichs, salades, kebabs, pizzas) utilisent des boîtes burger en carton kraft avec rabats emboîtables sans colle ni agrafe. Le revêtement intérieur résistant aux graisses évite la traversée des sauces. Les dimensions (10 x 10 cm, 12 x 12 cm, 14 x 14 cm) correspondent aux tailles de pains (classique, maxi, XXL).

Les boîtes à pizza en carton ondulé cannelure B (épaisseur 3 mm) combinent rigidité et isolation thermique. Le carton microcanal maintient la température du produit pendant 20 à 30 minutes. Les formats standards (28 cm, 32 cm, 40 cm de diamètre) s'empilent facilement pour les livraisons groupées.

Les salades composées trouvent place dans des bols ronds en carton kraft brun avec pelliculage intérieur PE. Les couvercles transparents dôme en PET donnent une visibilité totale sur la composition de la salade. Les contenances s'échelonnent de 500 ml (entrée) à 1300 ml (repas complet).

Les gobelets boissons se déclinent en carton PE pour boissons chaudes (café, thé, chocolat) et en plastique PET transparent pour boissons froides (sodas, jus, smoothies). Les formats se mesurent en onces (8 oz = 240 ml, 12 oz = 360 ml, 16 oz = 480 ml). Les pailles papier biodégradables remplacent depuis 2021 les pailles plastique interdites.

Matériaux et propriétés techniques des emballages professionnels

Carton kraft : respirant, imprimable, recyclable

Le carton kraft domine le marché des emballages alimentaires pour métiers de bouche. Les fabricants (Smurfit Kappa, DS Smith, International Paper) produisent du carton à partir de fibres de cellulose vierges ou recyclées. Les grammages se déclinent selon l'usage : 150 g/m² pour sachets souples, 250 g/m² pour sacs à fond plat, 350 g/m² pour boîtes rigides, 450 g/m² et plus pour supports de pâtisserie.

Le carton kraft brun (non blanchi) renvoie une image écologique et artisanale, tandis que le carton blanchi véhicule la pureté et la propreté. Le pelliculage polyéthylène (PE) crée une barrière imperméable protégeant de l'eau et des graisses. Le revêtement aqueux (coating) à base de polymères naturels remplace progressivement les pelliculages plastique pour une meilleure recyclabilité.

Les papiers-cartons affichent un taux de recyclage de 77% en France en 2024, avec un recyclage sur le territoire national en hausse. Le carton ondulé se compose de plusieurs couches : une cannelure (papier plissé) collée entre deux feuilles planes (liners). Cette structure confère une isolation thermique et une résistance aux chocs supérieures au carton compact.

Plastiques alimentaires : PP micro-ondable, PET transparent, PLA biosourcé

Le polypropylène (PP) se positionne sur les contenants micro-ondables. Sa température de fusion élevée (160°C) autorise le réchauffage jusqu'à 120°C sans déformation ni migration de substances. Les barquettes PP transparentes ou translucides laissent voir le contenu. Le PP se recycle dans les filières plastique (code de recyclage numéro 5), mais le taux de recyclage du PP atteint seulement 28% en France en 2024.

Le polyéthylène téréphtalate (PET) compose les bouteilles transparentes, les gobelets boissons froides, et certaines barquettes operculées. Sa transparence cristalline valorise les produits visuels (salades, fruits découpés, desserts). Le PET résiste aux chocs et à l'humidité mais ne supporte pas les températures supérieures à 60°C. Le taux de recyclage du PET atteint 60% en France en 2024, contre 28% pour le PP. Le PET recyclé (rPET) incorpore des matières régénérées issues du recyclage, réduisant l'empreinte carbone de 30 à 50% comparé au PET vierge.

Le PLA (acide polylactique) représente le plastique biosourcé le plus répandu. Les fabricants (NatureWorks, Total Corbion) produisent le PLA à partir d'amidon de maïs ou de canne à sucre. Le PLA présente une transparence similaire au PET. Le PLA convient aux produits froids (salades, fruits frais) mais ramollit dès 45°C, limitant ses applications chaudes. Sa compostabilité industrielle certifiée EN 13432 constitue son principal atout : en 12 semaines dans une unité de compostage à 60°C, le PLA se dégrade en eau, CO2 et biomasse. Le CPLA (PLA cristallisé) tolère des températures jusqu'à 85°C et sert à fabriquer des couverts jetables rigides.

La directive européenne SUP (Single-Use Plastics) interdit depuis juillet 2021 les contenants alimentaires en polystyrène expansé. Les professionnels basculent vers des alternatives : barquettes carton, contenants pulpe de canne, ou plastiques recyclables (PP, PET).

Aluminium et verre : premium, recyclable, inerte

L'aluminium combine légèreté, imperméabilité totale (barrière aux gaz, lumière, humidité), résistance thermique (-40°C à +220°C), et recyclabilité infinie. Les barquettes aluminium (Nespak, Confoil, Benson) conviennent à tous les modes de cuisson : four traditionnel, four vapeur, bain-marie. L'aluminium se recycle sans perte de qualité : une tonne d'aluminium recyclé économise 95% de l'énergie nécessaire à la production d'aluminium vierge.

Les barquettes aluminium se déclinent en formats individuels (150 ml à 500 ml) et collectifs (1 à 5 litres). Les plats traiteur cuisinés (lasagnes, gratins, tajines) bénéficient de la conductivité thermique de l'aluminium accélérant le réchauffage.

Le verre reste le matériau premium pour les conserves, terrines, confitures, miels, et sauces artisanales. Son inertie chimique absolue, sa transparence valorisante, et sa recyclabilité à 100% séduisent les producteurs haut de gamme. Les bocaux verre TO (Twist-Off) avec couvercle vissant assurent l'herméticité et la conservation longue durée (plusieurs mois). L'ADEME confirme que dès 4 utilisations, un emballage en verre consigné devient plus avantageux qu'un emballage en verre à usage unique.

Le principal frein du verre réside dans son poids (5 à 10 fois supérieur aux plastiques) alourdissant le transport et augmentant l'empreinte carbone de la logistique. Le développement de systèmes de consigne (bocaux rapportés, lavés, et réutilisés) réduit l'impact environnemental du verre en allongeant sa durée de vie (20 à 40 cycles de réemploi possibles).

Sécurité sanitaire et traçabilité des emballages

Tests de migration et limites réglementaires

Les laboratoires accrédités ISO 17025 évaluent le transfert de substances depuis l'emballage vers l'aliment via des tests de migration. Les matériaux subissent des conditions d'usage réalistes : températures de -40°C pour la congélation à +100°C pour l'ébullition (jusqu'à +175°C pour la cuisson four), durées de contact de quelques minutes à plusieurs mois pour les conserves, et types d'aliments simulés (liquides aqueux, acides, alcoolisés, gras).

La limite de migration globale s'établit à 60 mg par kilogramme d'aliment ou 10 mg par dm² de surface de contact. Des limites de migration spécifiques (LMS) restreignent certaines molécules préoccupantes : 0,05 mg/kg pour les amines aromatiques primaires (colorants), 5 mg/kg pour le formaldéhyde (résine papier), 0,6 mg/kg pour le bisphénol A (revêtements époxy).

Les boulangers, pâtissiers, charcutiers et traiteurs vérifient l'aptitude au contact alimentaire de leurs emballages via le pictogramme verre-fourchette obligatoire, la mention "apte au contact alimentaire", la présence d'une déclaration de conformité fournie par le grossiste (Embalnord, Retif, Raja), et les références aux normes européennes respectées (EN 1186, EN 13130).

Étiquetage réglementaire : DLC, DDM et numéro de lot

Le Code de la consommation impose un étiquetage complet sur tous les produits préemballés destinés à la vente au consommateur final. Les artisans des métiers de bouche conditionnant leurs fabrications maison (pâtisseries, plats traiteur, charcuteries) apposent sur chaque emballage sept mentions obligatoires minimales.

  • La dénomination de vente identifie précisément le produit : "tarte aux pommes", "rôti de porc aux pruneaux", "macaron vanille". Les noms fantaisistes ("délice du chef", "spécialité de la maison") ne suffisent pas et s'accompagnent de la désignation réglementaire.
  • La liste des ingrédients énumère dans l'ordre décroissant de poids toutes les substances utilisées. Les allergènes majeurs (gluten, œufs, lait, fruits à coque, arachides, soja, poisson, crustacés, mollusques, céleri, moutarde, sésame, sulfites, lupin) figurent en caractères gras ou en majuscules.
  • La date limite de consommation (DLC) mentionnée "à consommer jusqu'au JJ/MM/AAAA" concerne les denrées microbiologiquement très périssables : viandes fraîches (DLC 3 à 7 jours), plats cuisinés réfrigérés (DLC 3 à 5 jours), pâtisseries à la crème (DLC 24 à 48 heures), charcuteries tranchées (DLC 4 à 10 jours selon conditionnement). Après la DLC, le produit présente un risque sanitaire et ne doit plus être vendu ni consommé.
  • La date de durabilité minimale (DDM) indiquée "à consommer de préférence avant le JJ/MM/AAAA" s'applique aux produits stables : pains secs, biscuits, confiseries, conserves, produits surgelés. Au-delà de la DDM, le produit perd de ses qualités organoleptiques (texture, goût, arôme) mais ne présente pas de danger sanitaire.
  • Le numéro de lot assure la traçabilité : en cas de contamination ou de défaut qualité, le fabricant retire uniquement les lots concernés sans pénaliser l'ensemble de sa production.
  • Les conditions de conservation précisent la température de stockage ("à conserver entre 0°C et +4°C", "à conserver au congélateur -18°C") et les précautions d'usage.

Conformité à la loi AGEC et économie circulaire

Responsabilité élargie des producteurs (REP) 2025

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire (loi AGEC), promulguée en février 2020, transforme structurellement le secteur des emballages alimentaires. L'extension de la responsabilité élargie des producteurs (REP) aux emballages professionnels entre en vigueur progressivement entre 2025 et 2027. Les artisans des métiers de bouche mettant sur le marché plus de 50 tonnes d'emballages par an rejoignent le périmètre de la REP et adhèrent à un éco-organisme agréé (Citeo, Adelphe).

Le principe de la REP transfère la charge financière du recyclage depuis les collectivités publiques vers les opérateurs économiques. Chaque professionnel paie une éco-contribution calculée selon le poids et le type de matériaux mis sur le marché. Les tarifs 2025 s'échelonnent de 20 euros par tonne pour le carton recyclable à 800 euros par tonne pour les plastiques non recyclables. Les emballages éco-conçus (mono-matériau, recyclés, biosourcés) bénéficient de bonus financiers réduisant l'éco-contribution de 10 à 30%.

Le décret 3R (réduire, réemployer, recycler) fixe des objectifs chiffrés contraignants. D'ici fin 2025, 100% des emballages plastique doivent être recyclables (conception technique permettant le recyclage dans les filières existantes). La réduction de 20% des emballages plastique à usage unique s'impose d'ici 2025 par rapport à 2020. La part de plastique recyclé incorporé dans les nouveaux emballages atteint 30% en 2030. L'ADEME rapporte un taux de réemploi des emballages de 1,82% en France en 2024, avec 2,75 milliards d'emballages réemployés de tous types confondus mis sur le marché.

Interdictions progressives et alternatives biosourcées

Depuis janvier 2021, les couverts, assiettes, gobelets, pailles en plastique à usage unique sont interdits dans la restauration. Depuis janvier 2023, la vaisselle réemployable devient obligatoire pour les repas servis sur place dans les établissements de restauration rapide de plus de 20 couverts. Les barquettes polystyrène expansé disparaissent des rayons depuis juillet 2021. Les sachets plastique à usage unique pour fruits et légumes sont interdits depuis janvier 2022.

Le marquage Triman (logo avec trois flèches formant un triangle et un personnage jetant un déchet) devient obligatoire sur tous les emballages soumis à la REP. Les consignes de tri précisent au consommateur comment trier le produit après usage ("à jeter dans le bac jaune", "emballage carton à recycler", "couvercle plastique à jeter").

Les matériaux biosourcés fabriqués à partir de ressources renouvelables (amidon de maïs, canne à sucre, bois) remplacent progressivement les plastiques pétrosourcés. Le PLA (acide polylactique) compose des gobelets transparents, des couvercles dôme, des barquettes salades. Sa compostabilité industrielle certifiée EN 13432 assure une dégradation complète en 12 semaines à 60°C dans une unité de compostage. Le PLA ne se composte pas dans un composteur domestique (température insuffisante) ni dans la nature (processus trop lent) : il requiert une collecte séparée et un traitement en plateforme industrielle.

La pulpe de canne à sucre (bagasse) issue du pressage des tiges transforme un déchet agricole en matériau d'emballage. Les barquettes bagasse résistent aux graisses et aux liquides aqueux. Elles supportent des températures jusqu'à 100°C (four, micro-ondes). La bagasse se composte en 90 jours en compostage industriel et en 180 jours en compostage domestique. Son prix reste 20 à 40% supérieur aux barquettes plastique équivalentes.

Les couverts bois, bambou, et CPLA dominent le marché des alternatives jetables. Le bois se biodégrade naturellement en quelques mois. Le bambou combine croissance rapide (ressource renouvelable) et résistance mécanique supérieure au bois. Le CPLA (PLA cristallisé) tolère les boissons chaudes jusqu'à 85°C, contrairement au PLA standard ramollissant dès 45°C.

Choisir son grossiste emballage alimentaire

Critères de sélection : conformité, stock, prix dégressifs

Le choix d'un grossiste emballage alimentaire structure durablement la relation commerciale et impacte directement la rentabilité du métier de bouche. Les distributeurs spécialisés (Embalnord, Retif, Raja, Manutan) proposent des catalogues de plusieurs milliers de références couvrant l'ensemble des besoins de conditionnement : emballages primaires (boîtes, barquettes, sachets), accessoires (couvercles, films, étiquettes), consommables (serviettes, nappes, couverts jetables), et équipements (distributeurs, présentoirs).

La conformité réglementaire constitue le premier critère de sélection. Le grossiste fournit systématiquement les attestations de conformité au contact alimentaire pour chaque référence. Ces documents techniques précisent les matériaux constitutifs, les limites de migration testées, les températures d'usage autorisées, et les normes européennes respectées (règlement 1935/2004, directive 94/62/CE sur les emballages et déchets).

La disponibilité stock assure la continuité d'approvisionnement. Les métiers de bouche consomment quotidiennement des volumes conséquents : une boulangerie-pâtisserie utilise 500 à 1000 sacs par semaine, un traiteur 200 à 500 barquettes, un restaurateur rapide 1000 à 3000 contenants. Les grossistes référents stockent physiquement leurs produits dans des entrepôts régionaux et livrent sous 24 à 48 heures.

Le rapport qualité-prix équilibre performance technique et maîtrise budgétaire. Les tarifs dégressifs récompensent les achats en volume : lots de 50, 100, 300, 500 ou 1000 pièces selon les références. Un sachet viennoiserie acheté à l'unité coûte 0,08 euros, en lot de 100 descend à 0,06 euros, en lot de 1000 atteint 0,045 euros. Les remises quantitatives représentent 20 à 40% d'économie entre l'achat unitaire et le gros volume.

Service client et logistique de livraison

Les conseillers commerciaux spécialisés par métier (boulangerie, traiteur, restauration) comprennent les contraintes spécifiques et recommandent les solutions adaptées. Les échantillons gratuits autorisent à tester les produits en conditions réelles avant de passer commande importante. Les services après-vente traitent rapidement les réclamations (produits défectueux, erreur de livraison, casse transport) et proposent des avoirs ou des réexpéditions.

Les grossistes nationaux (Embalnord, Retif, Raja) disposent de réseaux de dépôts régionaux réduisant les distances de livraison. La livraison franco de port (gratuite) s'active au-delà de 200 à 500 euros de commande. Les livraisons hebdomadaires programmées (jour et créneau horaire fixes) facilitent la gestion des stocks. Les plateformes e-commerce proposent des interfaces de commande en ligne avec historique des achats, favoris, et commande rapide par liste.

La diversité des gammes simplifie l'approvisionnement auprès d'un fournisseur unique. Les grossistes multi-spécialistes référencent les types de contenants alimentaires pour tous les métiers de bouche : boulangerie-pâtisserie (boîtes, sachets), charcuterie-traiteur (barquettes operculées, bacs gastronormes), restauration rapide (burger boxes, pots soupes, gobelets), snacking (wraps, salades), et produits transversaux (films étirables, sacs cabas, serviettes).

FAQ : Emballages Métiers de Bouche

Quels emballages sont obligatoires pour la vente de plats traiteur ?

Les traiteurs utilisent des emballages certifiés apte au contact alimentaire selon le règlement CE 1935/2004. Les barquettes operculées en polypropylène (PP) ou aluminium assurent l'herméticité et la conservation sous atmosphère modifiée (MAP). L'étiquetage comporte la dénomination, la liste des ingrédients avec allergènes en gras, la DLC, le numéro de lot, et les conditions de conservation.

Comment choisir entre emballage carton et plastique pour ma boulangerie ?

Le carton kraft convient aux produits secs (pain, viennoiseries) car il respire et évite la condensation. Les sachets kraft avec pelliculage PE résistent aux graisses pour les viennoiseries. Les boîtes pâtissières en carton rigide (350 g/m²) protègent les décors fragiles. Le plastique (PP, PET) sert aux contenants hermétiques (salades, plats humides). Le carton affiche un taux de recyclage de 77% contre 60% pour le PET et 28% pour le PP.

Quelles sont les alternatives aux emballages plastique interdits depuis 2021 ?

La loi AGEC interdit depuis 2021 les couverts, assiettes, gobelets, pailles en plastique à usage unique. Les alternatives incluent : couverts bois, bambou ou CPLA (PLA cristallisé résistant à 85°C), gobelets carton PE pour boissons chaudes, pailles papier biodégradables, assiettes carton haute rigidité (300 g/m²), contenants PLA ou bagasse (pulpe de canne). Les barquettes polystyrène expansé sont interdites depuis juillet 2021 et remplacées par des barquettes carton, bagasse, ou PP/PET recyclables.

Quel est le coût moyen des emballages pour un métier de bouche ?

Selon la Fédération des Entreprises de Boulangerie-Pâtisserie française (FEB), le coût d'emballage représente en moyenne 2,3% du chiffre d'affaires d'une boulangerie-pâtisserie, 3,8% pour un traiteur, et 4,6% pour un restaurateur rapide. Les tarifs dégressifs réduisent le coût unitaire de 20 à 40% entre l'achat unitaire et les lots de 1000 pièces. Un sachet viennoiserie coûte 0,08 € à l'unité, 0,06 € en lot de 100, et 0,045 € en lot de 1000.

Comment respecter la REP emballages professionnels depuis 2025 ?

Les artisans des métiers de bouche mettant sur le marché plus de 50 tonnes d'emballages par an adhèrent à un éco-organisme agréé (Citeo, Adelphe) depuis 2025. L'éco-contribution varie de 20 € par tonne pour le carton recyclable à 800 € par tonne pour les plastiques non recyclables. Les emballages éco-conçus (mono-matériau, recyclés, biosourcés) bénéficient de bonus financiers réduisant l'éco-contribution de 10 à 30%. Le marquage Triman et les consignes de tri deviennent obligatoires sur tous les emballages soumis à la REP.

Glossaire Expert

Règlement CE 1935/2004 : Cadre juridique européen imposant que les matériaux au contact alimentaire ne cèdent pas de constituants altérant la composition, le goût, l'odeur ou la sécurité des aliments.

DGCCRF : Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, organisme français assurant la surveillance du marché des emballages alimentaires.

Loi AGEC : Loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, promulguée en février 2020, imposant la REP aux emballages professionnels et la fin progressive du plastique à usage unique.

REP : Responsabilité élargie des producteurs, principe transférant la charge financière du recyclage depuis les collectivités publiques vers les opérateurs économiques.

DLC : Date limite de consommation, mentionnée "à consommer jusqu'au JJ/MM/AAAA", concernant les denrées microbiologiquement très périssables.

DDM : Date de durabilité minimale, indiquée "à consommer de préférence avant le JJ/MM/AAAA", s'appliquant aux produits stables.

MAP : Modified Atmosphere Packaging (conditionnement sous atmosphère modifiée), procédé remplaçant l'air ambiant par un mélange gazeux (azote, dioxyde de carbone) ralentissant la prolifération bactérienne.

PP : Polypropylène, plastique alimentaire micro-ondable résistant jusqu'à 120°C, taux de recyclage de 28% en France en 2024.

PET : Polyéthylène téréphtalate, plastique transparent pour bouteilles et barquettes, taux de recyclage de 60% en France en 2024.

PLA : Acide polylactique, plastique biosourcé fabriqué à partir d'amidon de maïs ou de canne à sucre, compostable industriellement en 12 semaines selon norme EN 13432.

CPLA : PLA cristallisé, version résistant à la chaleur jusqu'à 85°C, utilisé pour les couverts jetables.

Bagasse : Pulpe de canne à sucre transformant un déchet agricole en matériau d'emballage compostable.

Citeo : Éco-organisme agréé pour la gestion de la REP emballages en France, rapportant un taux de recyclage des emballages de 69% en 2024.

GN : Gastronorme, format standardisé de bacs professionnels (GN 1/1 de 530 x 325 mm, GN 1/2, GN 1/3) s'empilant dans les armoires réfrigérées.

Kraft : Papier ou carton fabriqué à partir de fibres de cellulose, disponible en version brune (non blanchie) ou blanchie.

Triman : Logo obligatoire sur les emballages soumis à la REP (trois flèches formant un triangle et un personnage jetant un déchet).

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